• NORMA JENKINS & THE DOLLS

    Norma Jenkins, chanteuse (native ou basée) dans le New Jersey, à la voix Deep Soul Groove, a enregistré ses deux premiers singles pour le label Maltese Records, fondé selon certaines sources (Soulful Detroit Forumpar Bud Grandhoff basé dans le New Jersey, et selon une autre source, fondé à Detroit (Billboard de Novembre 1965) NORMA JENKINS & THE DOLLS par Irv (Irving) Biegel, anciennement directeur des ventes de Motown Records. La voix Deep Soul de Norma Jenkins a été utilisée pour des demos de nombreuses chansons de George Kerr à New York, y compris la version (unreleased) de "Try Love (One More Time)", enregistré par le Girl group The Sparkels sur Old Town Records. Maltese Records était inscrit à l’adresse de Golden World dans les pages jaune de septembre 1965. Le premier single "This Is Our Day" ZTSC-107385 composé par George Kerr et Alice Hossman, publié par Jobete (Berry Gordy), couplé à "What’s Next" ZTSC-107386 composé par Ernie Harris-Hopson, arrangé par Richard Tee (pianiste, chanteur et arrangeur) est édité en novembre 1965 sous le nom de Dolls (girl group dont elle faisait partie) Maltese 100 - premier n° du catalogue -, le deuxième "A Lover’s Stand" ZTSC-121034 couplé à "The Airplane Song" ZTSC-121035 tous deux composés par Kerr et Harris est édité en 1966 sous le nom de Norma Jenkins & The Dolls, Maltese MLT-107. Les deux singles Maltese sont produits par Mr. Lucky (George Kerr ?). Norma Jenkins continue d’enregistrer de 1967 à 1976 quelques singles pour différents labels : Carnival - ABC - Jean - Alithia - Desert Moon et Black Horse Records. 

    NORMA JENKINS & THE DOLLS

    Elle enregistre son unique et excellent album en 1976 "Patience Is A Virtue" sur Desert Moon Records. Pour l’heure, je post ses deux singles Maltese Records, j’y ajoute l’acetate (unreleased) version de "Try Love".  

    Maltese Discography 

     

     

     

    NORMA JENKINS & THE DOLLS

    This Is Our Day

     What's Next

     

     

     

    NORMA JENKINS & THE DOLLS

    A Lover's Stand

     The Airplane Song

     

     

     

    NORMA JENKINS & THE DOLLS

     Try Love

     

     

     

     

     


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  • MEL TURNER

    Jimmy James Ross - alias Mel Turner (10 avril 1936 Trinidad et Tobago - 21 mars 2000 Wiekevorst Belgique), et né James Albert Abraham à Trinidad -et-Tobago, chanteur et compositeur, surtout connu pour son hit Disco "First True Love Affair" en Angleterre (1981) sous le nom de Jimmy Ross. Très jeune, il rejoint la US Navy comme cuisinier. Quelques années plus tard, il change son nom de famille pour Ross, le nom de famille de sa mère. Pendant ses années d'adolescence à la marine, il est rapidement connu et apprécié pour ses capacités de chant à bord du navire. Il se fait de l'argent supplémentaire dans les bars et les clubs locaux à chaque escale. Ross a rapidement obtenu la reconnaissance de son talent. Peu de temps après avoir quitté la marine, il voyage à travers l'Europe. Ayant vécu au Royaume-Uni et en Allemagne, où il s'est marié, il s'est finalement installé en Belgique, où il a vécu pour le reste de sa vie. Vivant à Kasterlee-Lichtaart (province d'Anvers), il devient ami avec Bobbejaan Schoepen (et sa famille), chanteur-auteur-compositeur et propriétaire du parc d'attractions Bobbejaanland. Bobbejaan Schoepen, né Modest Hyppoliet Joanna Schoepen, pionnier flamand de la musique pop belge, du Vaudeville et de la musique country européenne, était également guitariste, comédien et acteur. Ross a commencé à chanter et enregistrer sous le nom de "Mel Turner". Il a vécu pendant de nombreuses années à Bobbejaanland où lui-même et Bobbejaan Schoepen ont intensivement travaillé ensemble dans le parc d’attractions. 

    MEL TURNER

    En avril 1968, juste après l’assassinat de Martin Luther King, Bobbejaan Schoepen et Mel Turner écrivent la chanson "They Killed The King" en hommage au pasteur militant - non violent - pour les droits civiques des Noirs aux U.S.A. Destiné à être aussi un hommage à tous les défenseurs pacifiques de l'égalité, l'humanité et la liberté. La chanson a été publiée sur Bobbejaan Records (label de B. Schoepen), le 14 mai 1968, près d'un mois après l’assassinat de Martin Luther King le 4 avril 1968. Un single produit uniquement localement en raison des occupations et du travail acharné que Bobbejaan et sa femme Josee avaient avec le parc, le single n’a pas donner suite à une distribution nationale. Mel Turner a vécu avec la famille Schoepen pour le parc d’attraction pendant 43 ans, travaillant ensemble tous les jours en coulisse. En état de choc quand MLK a été assassiné, ils lui écrivent instantanément cette chanson hommage. La chanson paraîtra également plus tard sur l'album Mel Turner "A Portrait of Mel Turner" (1969/70). La plus grande percée de Jimmy Ross a été "First True Love Affair" composé par Luciano Ninzatti/Stefano pulga et Mel Turner, une chanson qui a atteint le n°7 sur les charts de Dance Music, atteignant également le n° 90 au Billboard américain. Une autre chanson notable a été "Fall Into a Trance" qui a eu un succès similaire. Au cours des années 1980 et 1990, il s’installe à Bobbejaanland pour y jouer en résident permanent. En 1993 Ross est diagnostiqué d'emphysème pulmonaire. Après une longue bataille, il succomba à la maladie le 21 mars 2000, entouré par sa femme et ses enfants. En avril 2014 "They Killed The King" est édité en Europe et aux U.S.A par le "Soul Man" Sam Moore (Sam et Dave) adaptant les paroles pour "They Killed A King". Je post aujourd'hui le single "They Killed The King" couplé a "Nobody Cares For Me" édité le 14 mai 1968 sur Bobbejaan Records B.S.111. J'y ajoute la version de Sam Moore (vidéo YouTube).

     

    MEL TURNER

    MEL TURNER

    They Killed The King

     Nobody Cares For Me

     

     

     

     Sam Moore "They Killed A King" - Avril 2014 -

     

     

     

     

     

     

     


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  • DALILAH - JOHNNY HEARTSMAN BAND

    En 1962 sont édité deux singles d’une chanteuse nommée Delilah (dont je n’ai pas trouvé d’info) tous deux édité sur le label de Ronnie Badger "Shirley Records" est qui plus est portant la même numérotation : SH.116. Pour le premier "I’ll Rock You Baby/A Worried Feeling" (deux excellentes Soul/Blues) Delilah est accompagnée par Johnny Heartsman Band. Shirley SH.116 (7264 - 1/7264 - 2) édité en 1962. Johnny Heartsman était à cette période A&R pour Badger et son label Shilrey. Le second single n’est crédité qu’à Delilah (pas de Johnny Heartsman) "Packin' Up/Pledging My Love" Shirley SH.116 (A/B) également édité en 1962 mais distribué par Atlantic Records, avec qui Badger avait signé un contrat de distribution, ce qui explique (peut-être) la même numérotation pour le deuxième single de Delilah. Deux singles donc pour cette "mystérieuse" chanteuse, dont une "collaboration" avec Johnny Heartsman pour le premier "I’ll Rock You Baby" et le superbe "A Worried Feeling".  

     

    DALILAH - JOHNNY HEARTSMAN BAND

    I'll Rock You Baby

    A Worried Feeling

     

     

     

    DALILAH - JOHNNY HEARTSMAN BAND

    Packin' Up

    Pledging My Love

     

     

     

     


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  • OTIS REDDING FIRST SINGLE

    Otis Redding n’est plus à présenter aux amateurs de Soul/R&B, et même à d’autres publics d’ailleurs, mais je vais tout de même dresser l'histoire de ses premières années. Otis Redding est né à Dawson, en Géorgie, il est le quatrième des six enfants, et le premier fils, d'Otis Redding, SR, et de Fannie Mae Redding. Redding Senior était métayer, puis a travaillé à Robins Air Force base, près de Macon, et allait parfois prêcher dans les églises locales. Quand Otis avait trois ans, la famille déménage à Tindall Heights, un projet de logement public principalement afro-américain à Macon. Jeune, Otis chante dans les chœurs de l'église Vineville Baptist Church a Macon, et apprend la guitare et le piano. Dès l'âge de 10 ans, il prit des leçons de batterie et de chant. À l'école secondaire Ballard-Hudson, il a chanté dans le groupe de l'école. Chaque dimanche, il gagnait $6 en chantant des chansons Gospel pour la station de radio de Macon WIBB. Ses influences musicales étaient Little Richard et Sam Cooke, chantant d’ailleurs souvent à la manière Rock‘n’Roll de Richard. À 15 ans, Otis quitta l'école pour aider financièrement sa famille, son père avait contracté la tuberculose et était souvent hospitalisé. Il a travaillé comme creuseur de puits, pompiste et occasionnellement comme musicien. Le pianiste Gladys Williams, un musicien local bien connu à Macon et un autre qui a inspiré Redding, jouaient souvent au Hillview Springs Social Club, et Redding a parfois joué du piano avec son groupe là-bas. Williams accueillait le "Sunday talent shows" dont Redding a assisté avec deux amis, les chanteurs Little Willie Jones et Eddie Ross. La percée de Redding se fait en 1958 grâce au Disc Jockey Hamp Swain et au "The Teen Party", un concours de talents se déroulant aux théâtres locaux ROXY et Douglass. 

    OTIS REDDING FIRST SINGLE

    Johnny Jenkins, un guitariste de renom local, était dans le public et, trouvant que le groupe d'accompagnement de Redding manquait de compétences musicales, lui propose de l'accompagner. Redding a chanté "Heebie Jeebies" de Little Richard. La combinaison a permis à Redding de remporter le concours de talent de Swain pendant quinze semaines consécutives ; le prix en argent était de $5. Jenkins a ensuite travaillé comme guitariste principal et a joué avec Redding lors de plusieurs concerts ultérieurs dans Johnny Jenkins & The Pinetoppers. Redding fut bientôt invité à remplacer Willie Jones en tant que chanteur principal de Pat T. Cake et The Mighty Panthers, avec Johnny Jenkins. Otis est alors embauché par The Upseters quand Little Richard abandonne le Rock and Roll en faveur de la musique gospel. Otis était bien payé, environ $25 par prestation, mais ne reste pas longtemps. Avec eux. À 18 ans, Otis rencontra Zelma Atwood, âgé de 15 ans. Elle donne naissance à leur fils Dexter à l'été de 1960, et épouse Redding en août 1961. Au milieu des années 1960, Otis déménage à Los Angeles avec sa sœur, Deborah, tandis que les enfants de Zelma et d'Otis restent à Macon, en Géorgie. À Los Angeles, Redding écrivit ses premières chansons, dont "She's All Right", "Tuff Enuff", "I'm Gettin' Hip" et "Gamma Lama" qu'il enregistrera en 1962, sous le titre "Shout Bamalama". Je propose aujourd’hui son tout premier enregistrement "She’s All Right/Tuff Enuff", single édité en octobre 1960 sur Trans World Records (Los Angeles) T-6908. Crédité a The Shooters featuring Otis pour "She’s All Right" et The Shooters featuring Jackie pour "Tuff Enuff". Ces deux titres seront réédités en 1966 sur Finer Arts FA-2016 sous son propre nom "Otis Redding and the shooters" pour "She’s All Right" et "The Shooters" pour "Tuff Enuff" label blanc, puis label bleu sous Otis Redding en face A et Otis & The Shooters en face B.  

     

     Trans World T-6908 - Octobre 1960  

    OTIS REDDING FIRST SINGLE

     Finer Arts FA-2016 Label blanc - 1966

    OTIS REDDING FIRST SINGLE

    Finer Arts FA-2016 Label bleu - 1966

    OTIS REDDING FIRST SINGLE

    She's All Right

     Tuff Enuff

     

     

     

     


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  • IVAN "BIG" JULLIEN

    Né en 1934 à Vincennes, il quitte sa famille à 22 ans pour faire de la trompette son métier. Et se professionnalise au contact d'artistes comme Jean-Claude Fohrenbach, avec qui il fait le bœuf en 1957, et au pupitre non pas des conservatoires, mais des orchestres de Benny Bennet, Alix Combelle, Jacques Hélian, Claude Bolling, avant d'accompagner des grands noms comme Johnny Griffin, Lester Young, Benny Bailey, Bud Powell, Dexter Gordon ou Maynard Ferguson dans le fameux orchestre de l'Olympia de Daniel Janin, entre 1958 et 1963. En 1964, il rencontre Johnny Hallyday, qu'il accompagne deux ans, sur scène et en studio. Tout en peaufinant son propre style d'arrangement. Le cuivre Jullien a un supplément de soul que les artistes internationaux s'arrachent. Il écrit plus de 10.000 arrangements pour une pléiade de grands noms : Michel Legrand, Claude Nougaro, Charles Aznavour, Henry Salvador, Bernard Lavilliers, Michel Leeb, Nicole Croisille, Françoise Hardy, Michel Jonasz, Charles Trenet, Count Basie Orchestra, Dee Dee Bridgewater, Elton John, Eddie Barclay et bien d’autres. Au cinéma aussi il est arrangeur, et compositeur. Ivan Jullien arrange la bande originale de grands films des années 1960 et 1970, dont Un homme et une femme (1966), Le Soleil des voyous (1967), et Le passager de la pluie (1970). Il compose, entre autres, la musique de longs métrages de renom tels Ronde de nuit (1984) et Tir groupé (1982). Il veut transmettre, et enseigne ses techniques d'arrangement et d'analyse musicale durant plus de 20 ans. Et compile ses connaissances, avec le compositeur et arrangeur Jean-Loup Cataldo dans un Traité de l'arrangement en huit volumes, concernant aussi bien la musique classique que contemporaine, le jazz et les B.O de cinéma. Chef d'orchestre de plusieurs big band depuis les années 1960 (notamment le Paris Jazz All Stars), dans lequel ont joué les meilleurs jazzmen français et avec lequel il enregistra plusieurs albums dont Paris point zéro (1966), Secret Service (1971) et Porgy and Bess. Il y jouait aussi de la trompette. 

    IVAN "BIG" JULLIEN

    Avant la Sacem, l'ensemble de son œuvre avait été couronnée aux Victoires de la musique en 2003. En 2006, il participe activement à la recomposition du Big Band de l'Olympia, à Jazzaparc chez Jacques Gay, en relation avec Roger Guérin et Jean Michel Boris. Depuis 2008, il assurait les compositions, les arrangements et la direction du nouveau grand orchestre qu'il venait de reformer. Il meurt le 3 janvier 2015 à 80 ans des suites d'une insuffisance respiratoire liée à une pneumopathie. Les amateurs se souviennent de sa version du Porgy & Bess de Gershwin, enregistrée en 1971 avec Eddy Louiss à l'orgue. A la fin des années ’60, un Big Band "Soul/Funk" voit le jour. Deux véritables maîtres du jazz français - Michel Colombier et Ivan Jullien - ont fait équipe avec d'autres musiciens bien connus de la scène française pour enregistrer un excellent album en 1970 dans les fameux studios Barclay à Paris, édité sur Riviera (filiale des disques Barclay). La musique a été composée et jouée par Colombier et Jullien sous le nom de Big Jullien And His All Star, les meilleurs musiciens de Studio. Le fameux batteur André Arpino peut être entendu ainsi que le maitre de l’orgue Hammond Eddy Louiss, Maurice Vander au piano, Raymond Gimenez à la guitare électrique ou Roger Guérin à la trompette. "Riviera Sound n ° 1" se démarque comme l'un des albums le plus expressif du jazz funk français, jamais réédité avant 2009. Le nom de "Big Jullien" a été une idée de Léo Missir, qui, profondément impressionné par sa musique à décider de le décréter meilleur trompettiste de France. La section de cuivres de dix pièces offre un grand style Funky Big Band du début à la fin, très Groovy et toujours avec cette ambiance spéciale "Riviera", inspiration Jazz cool, du jazz moderne ou de la musique pop de l'époque. Avec des titres comme "Remember Otis" une Soul Funk hommage à Otis Redding ou encore "One Oscar For Eddy", ainsi que le Groover "Wake The Monster" réadapté en 1969 par le groupe I Pyranas (composé principalement de musiciens Français Beat/R&B) ayant exercé en Italie de 1967 à 1973. L’album "Riviera Sound n ° 1" édité en France en 1970 sur Riviera et en Angleterre sur Major Minor sont de nos jours très difficile à trouver, heureusement il a été réédité en Allemagne par Sonorama en 2009. Je poste ici l’excellent single "Remember Otis" couplé au très "Memphis Sound "One Oscar For Eddy" (Eddy Louiss), édité en 1970 et figurant sur l’album. Je posterais d’ailleurs l’album prochainement sur mon autre blog album-only !

    Big Jullien & His All Star: Ivan Jullien - Trompette, Eddy Louiss - Orgue, et selon les sessions :  Maurice Vander ou Michel Colombier - Piano, André Arpino ou Pierre-Alain Dahan - Batterie ; Francis Darizcuren - Guitare basse ; Raymond. Gimenes ou Pierre Cullaz ou Francis Olivère - Guitares ; Roger Guerin ou Maurice Thomas ou Jean Baissat - Trompettes ; Christian. Guizien ou Raymond Katarzynsky - Trombones ; Jacques Nourredine ou Pierre Gossez ou Robert Garcia ou G. Grenn - Saxophones. Francis Miannay - ingénieur du son.

     

    IVAN "BIG" JULLIEN

    IVAN "BIG" JULLIEN

    Remember Otis

    One Oscar For Eddy

     

     

     

     

     

     


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